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Conseils

Air pollué : les solutions pour mieux respirer

solutions pour mieux respirer

En passant 90% du temps en intérieur, chacun s’expose à un air plus ou moins pollué selon les configurations. Trouver des solutions pour mieux respirer devient impératif. Malgré les actions mises en place par les pouvoirs publics comme la circulation alternée notamment, l‘impact de l’air pollué sur la santé et l’environnement est avéré. Dans ces conditions, comment améliorer son confort et mieux respirer ?

Les différents types de polluants

Avant d’aborder les solutions, il est important de connaître les polluants présents dans les habitations. On distingue 5 grandes familles :

Les gazs : ozone, dioxyde d’azote… On les retrouve principalement dans les sources de pollutions extérieures comme les voitures, les usines…

Les métaux lourds : plomb, mercure, présents dans notre environnement naturel mais qui sont également produits en quantité importante par les industries et usines d’incinération des déchets.

Les Composés Organiques Volatils (COV) : benzène, formaldéhyde… que l’on retrouve dans les colles, les peintures, les produits d’entretien, les bougies, l’encens, le tabac, les matériaux de construction aussi…

Les particules fines : PM10, PM2,5 qui proviennent de l’industrie et des gazs d’échappement, entre autres

Les allergènes : poils d’animaux, acariens…

 

Comment lutter contre la pollution intérieure ?

Aérer la pièce pour un air moins pollué

Le saviez-vous ?

L’air intérieur est jusqu’à 8 fois plus pollué que l’air extérieur.

Dans des espaces de mieux en mieux isolés, l’air reste confiné et plus chargé en particules polluantes. La solution d’aération naturelle est certainement la moins coûteuse.

Celle-ci peut sembler paradoxale, mais il n’en est rien. En effet, l’air intérieur étant plus vicié que l’air extérieur, il est préférable de créer un flux permettant le renouvellement en ouvrant la fenêtre ne serait-ce que 20 minutes par jour.Aérer les pièces oui mais pas n’importe comment ! Il est préférable d’ouvrir les fenêtres en dehors des pics de trafic : tôt le matin ou tard le soir. Un geste simple mais qui limite grandement la stagnation de particules nocives.

Aérer une pièce

 

Les plantes vertes contre l’air pollué ?

Les recherches de la NASA

L’usage des plantes pour dépolluer l’air intérieur vient des résultats d’une recherche mandatée par la NASA.

L’histoire part d’une problématique rencontrée par les astronautes lors de leur voyage dans l’espace. Des particules nocives (COV) provenant entre autres des matériaux composant la capsule spatiale finissaient par provoquer des symptômes divers chez les astronautes : difficulté à respirer, yeux irrités… La NASA recherche alors une solution pour améliorer la qualité de l’air intérieur. Le postulat de base : la plante peut réduire la concentration de COV dans l’air. Le Docteur Wolverton, porteur de cette mission, conclut dans son rapport publié en 1989, que la plante est dépolluante.

Plante verte pour l'air intérieur

Les tests menés pour cette recherche ont été réalisés dans des conditions spécifiques.

  • Durant l’expérience, un aspirateur aspirait l’air ambiant qui passait à travers le substrat de la plante. Dans la réalité, l’air ne se dirige pas uniquement vers la plante. Au contraire, il est totalement diffus !
  • Dans la terre des plantes, le docteur Wolverton a rajouté du charbon actif, élément reconnu pour ses fortes propriétés absorbantes.

L’avis de l’ADEME

L’Ademe a réagi quelques temps plus tard en réalisant ses propres expériences avec le lancement de son programme Phytair. Si, en laboratoire, les propriétés dépolluantes de la plante sont effectivement reconnues, en conditions réelles, les résultats sont beaucoup moins probants. Cette différence provient de paramètres supplémentaires à prendre en compte en situation réelle et qui sont beaucoup plus complexes qu’en laboratoire.

Pour avoir un impact significatif sur la qualité de l’air intérieur d’une pièce, ce n’est pas 1 ou 2 plantes qu’il faudrait mais une véritable forêt !

Conclusions de l’Ademe

« En laboratoire, en enceintes contrôlées, des plantes peuvent présenter une capacité à absorber certains polluants gazeux. Cette capacité peut être influencée par différents paramètres physiques et/ou biologiques. Dans les bâtiments, en conditions réelles d’exposition, l’efficacité d’épuration de l’air par les plantes seules est inférieure à l’effet du taux de renouvellement de l’air sur les concentrations de polluants. Autrement dit, l’aération et la ventilation restent bien plus efficaces que l’épuration par les plantes.[…]

En matière d’amélioration de la qualité de l’air intérieur, la priorité reste la prévention et la limitation des sources de pollution (entretenir les chauffe eaux et chaudières, réduire l’utilisation de produits chimiques ménagers,…) accompagnées d’une ventilation ou plus généralement d’une aération des locaux (entretien du système de ventilation, ne pas bloquer les orifices d’aération, ouvrir les fenêtres tous les jours quelques minutes,…). »

Épuration de l’air intérieur par les plantes : état des connaissances

 

Autre constat réalisé durant cette étude sans toutefois l’associer à la diminution des COV : la plante d’intérieur apporte un certain apaisement et diminue le stress.

Nous regrettons aujourd’hui que peu de recherches aient été poursuivies en ce sens. Et pourtant l’enjeu est de taille car nous sommes continuellement exposés, que ce soit au travail ou à la maison, à des substances toujours aussi nocives dans des espaces toujours plus confinés (car mieux isolés). Tout cela malgré le développement de nouveaux systèmes de ventilation. Certains paramètres gagneraient donc à être étudiés de manière plus approfondie afin de déterminer le réel effet des plantes sur la qualité de l’air intérieur. En attendant, de nouvelles solutions apparaissent.

 

Le purificateur d’air pour assainir l’air ?

Le mythe de la plante dépolluante réduit à néant, les purificateurs d’air se voient plébiscités au fur et à mesure des années.

Avec un système de filtres intégrés, le HEPA notamment, le purificateur d’air absorbe les odeurs, les COV et autres polluants pour ensuite rejeter un air assaini. Il peut disposer de plusieurs fonctions supplémentaires qui affinent le traitement des différents types de polluants : catalyseurs, ioniseurs…

La qualité d’intérieur

Le choix du purificateur est toujours fonction du besoin des habitants et de leur environnement. Parmi les critères les plus importants pour bien choisir son purificateur d’air :

  • Le type de filtration
  • Le débit d’air (CADR m³/h)
  • La surface de la pièce à purifier
  • Le niveau sonore de l’appareil
  • Le poids

Purificateur d'air Avidsen

Purificateur d’air Avidsen pour voiture

  • Pour surface de 4 m²
  • Filtre Nano e2f
  • 30 dB(A)

Découvrir le purificateur nomade


Il existe également des systèmes centralisés tels que le purificateur Aldes mais la plupart des marques optent pour le développement de purificateurs individuels moins contraignants à installer. Le changement du filtre de manière régulière est indispensable pour assurer la viabilité de ces produits et la santé des occupants.

 

Le système VMC pour renouveler l’air

Avec la nouvelle réglementation RT2012, les nouveaux bâtiments sont mieux isolés et plus performants énergétiquement. Cependant, qui dit isolation, dit confinement de l’air. La solution réside alors dans l’installation d’une VMC, Ventilation Mécanique Contrôlée, adaptée et bien dimensionnée pour l’habitat. C’est à cette condition que l’objectif même de la VMC qui est de renouveler l’air, pourra être atteint. Sans cela, le système consommera de l’énergie inutilement, le renouvellement d’air n’étant pas réalisé efficacement.

Le choix du système de ventilation portera sur une VMC hygroréglable ou une VMC double flux pour répondre aux exigences de la norme.


VMC Unelvent

VMC Double Flux Doméo Sérénité Unelvent

  • 4 sanitaires
  • À partir de 18W-TH-C
  • 27 dB(A)

Je commande la VMC


Le réseau complet devra bien évidemment bénéficier d’un entretien régulier pour assurer sa performance et éviter la propagation de substances chimiques dangereuses. Pour les bouches et entrées d’air, les leaders que sont Unelvent, Aldes ou Atlantic, conseillent de passer un coup de chiffon mouillé avec un peu d’eau savonneuse 1 à 2 fois par an selon le degré de pollution. Quant au caisson VMC, les fabricants recommandent un nettoyage une fois par an pour enlever la poussière.

Enfin, à l’image du purificateur d’air, les filtres en insufflation et en extraction devront également être changés une fois par an.

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